La Fédération des Industries de la Parfumerie

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Essais sur animaux et méthodes alternatives

Les ingrédients qui entrent dans la composition des produits cosmétiques doivent faire l'objet d'une "évaluation" qui permet de garantir la plus grande sécurité au consommateur.

Pendant longtemps, comme pour l'ensemble des matières premières utilisées dans les biens de consommation, ces essais ont été conduits sur des animaux de laboratoire. Mais l'industrie cosmétique s'est engagée depuis de longues années en faveur des méthodes alternatives qui permettent, en toute sécurité pour le consommateur, de ne plus avoir recours aux animaux de laboratoire. Il y a plus de 20 ans que notre industrie oriente ses efforts de recherche en ce sens.

Ces méthodes de substitution sont validées par le Centre européen pour la Validation des Méthodes Alternatives (ECVAM), organisme indépendant qui émane de la Commission européenne.

L'industrie de la parfumerie-cosmétique, par l'intermédiaire de son association professionnelle européenne (le COLIPA), finance de lourds projets de recherche qui permettront de s'affranchir des tests sur animaux sans compromettre la sécurité du consommateur. Par l'intermédiaire de la Fédération des Industries de la Parfumerie, toutes les entreprises de parfumerie-cosmétique opérant en France participent à ce financement, dont la charge essentielle est cependant assumée par les plus grandes sociétés.

La Directive cosmétique, dans le texte résultant de son 7ème amendement (11 septembre 2004), a conduit à l'interdiction des essais sur animaux à des fins cosmétiques. En ce qui concerne les produits finis, la Directive ne fait que confirmer l'autodiscipline dans laquelle la profession s'est engagée : de longue date, plus aucun produit cosmétique fini n'est testé sur l'animal.

En revanche, pour les matières premières (qui sont utilisées aussi bien en cosmétique que par d'autres industries), on ne dispose pas encore de toutes les méthodes alternatives qui pourraient garantir la sécurité des consommateurs. C'est la raison pour laquelle les interdictions qui figurent dans la Directive cosmétique sont prévues pour entrer en vigueur au plus tard en 2009 et 2013. L'interdiction ne deviendra donc effective qu'au fur et à mesure de la validation par l'ECVAM des méthodes alternatives.

Pour aller plus loin :
Brochure du COLIPA (en anglais)